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Articles récents

LE JEU DU J

20 Décembre 2022 , Rédigé par JEAN-MARIE Publié dans #Vie d'Atelier

Jarnicoton !

J’aime jouer à ce jeu dans le jardin. J’y vais journellement voir le jars au jabot joufflu qui jacte un jargon japonisant.

Le jeune rejeton jase aussi joliment, dans sa jaquette jaune.

Jadis, le jeûne de la journée était joyeusement rompu avec du jambonneau sauf pour les jouvenceaux qui buvaient dans la jatte le jus du jujubier.

Le jésuite jovial jubile en juxtaposant Jéhovah et Jésus dans le journal juif.

Il  juge et jure que dans sa juridiction la justice jaillit du jury.

C’est en juin ou juillet que le jasmin joli jongle avec la joubarbe dans les joncs.

Jerk, jazz et java, et la jet-set jouit.

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LE PETIT BAL PERDU

17 Décembre 2022 , Rédigé par RENEE Publié dans #Vie d'Atelier

  J’avais appris à danser la valse, le tango, le pasodoble avec mes grands cousins parisiens dans la salle à manger de leur mère ; ils repoussaient la table et les chaises, les fauteuils contre les murs. Un hiver, chez mes parents, nous avions pratiqué une danse sportive, sur des airs folkloriques russes : mains et talons claquaient, je tournais, je sautais, imitant les grands, toute fière de mon agilité, malgré les critiques de mes maîtres. Plus tard, avec eux, je fréquentais en été les bals de village; ils me prenaient sur leur vespa ; ils surveillaient la petite cousine que leur avait confiée notre grand-mère commune ; ils éloignaient de moi les « gars du coin » comme ils disaient avec mépris. Vint ensuite le temps de mon émancipation ; d’ailleurs les cousins n’avaient plus envie de faire suivre l’encombrante très jeune fille qui, elle, n’avait pas envie de « tenir la chandelle » - on disait ainsi à cette époque – à ces grands dadais et à leurs conquêtes d’un été, quelquefois d’un bal seulement.

C’est ainsi que je goûtai le plaisir du chachacha et du twist sur la piste de danse, avec filles et garçons de mon village, sous les  yeux de quelques parents faisant semblant de converser alors qu’ils surveillaient leur progéniture féminine ; les miens se contentaient de fixer l’heure de retour à la maison. J’appréciais leur confiance et tenais à l’honorer. Je trouvais toujours un ami pour me raccompagner, le plus souvent à bicyclette et en fredonnant dans la nuit, quelquefois en mobylette, sur le siège inconfortable, entourant la taille du propriétaire de l’engin. Jamais à pied. Sauf cette maudite nuit où toute la bande d’amis dansa à perdre haleine, chanta à gorge déployée, but – un peu pourtant, seulement un peu, c’est ce que nous prétendîmes – Et nous vîmes quatre de nos pères s’approcher de la piste, défier du regard les membres de l’orchestre, saisir le bras de quatre d’entre nous, les autres ont baissé les yeux. Sous les rires de l’assistance, l’air misérable, nous avons quitté la place, essuyé nos visages en sueur, enfilé nos vestes légères puis marché, marché… suivis par la voiture du père, chef de l’intervention.

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LE VENT

14 Décembre 2022 , Rédigé par JEAN-MARIE Publié dans #Vie d'Atelier

                                     Vent frais, vent du matin… les feuilles rouge et or des hêtres frissonnent dans la venue  du jour. L’une d’elles, dans sa lente chute, s’attarde sur mon visage avant de rejoindre le tapis dans lequel nos pas s’enfoncent. Sérénité du bruissement de l’épaisse moquette feuillue du sentier bordé de majestueux troncs gris bruyants. Le silence s’impose. Le regard porté au loin vers les montagnes enneigées découpant le ciel bleu scrute les traces du vent. Il est bien là ! Là-haut, sur la crête, un fin nuage blanc, comme une atmosphère turbulente, trahit le souffle qui emporte dans l’espace, la fraîche neige poudreuse. Dentelles légères. L’imagination se transporte dans ce monde sauvage attirant, que la crainte préfère ne pas pouvoir atteindre. Tumulte lointain qui réveille le souvenir d’autres bourrasques exaltantes et terrifiantes à la fois. Vent de sable du désert qui obscurcit tout l’espace, s’insinue dans la moindre fissure, recouvre le corps tout entier. Désagréable, assoiffant, il rend tangible la rude vie des Touaregs qui deviennent alors frères si proches. Tempêtes du bord de mer dont l’écume des hautes vagues projette des embruns salés. Arbres tordus aux branches inquiétantes quand le bruit de l’orage siffle à travers les fenêtres…

Quand revient le calme, quand la brise légère rafraîchit le soleil, quand les champs verdoyants ondulent lentement au loin sur les collines et quand l’oiseau léger laisse l’autan porter, « le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient , ni où il va ».

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ATELIER DU 8 DECEMBRE 2022

10 Décembre 2022 , Rédigé par Blouk Publié dans #Vie d'Atelier

Ce froid soir de décembre tombait une fine bruine qui glaçait les os. Figurez-vous que nous dûmes attendre devant le portail fermé que celui-ci voulut bien se présenter à la nouvelle carte ! Sous cette pluie qui ressemblait à de la neige fondue ! Sans parapluie !

Mais nous n’attendîmes que quatre minutes et le portail céda pile à moins le quart, nous offrant le confort de salles déjà chaudes grâce aux activités du club de céramique.

Une salle trop proche de la nôtre accueillait des danseurs ce qui fait que nous avions changé d’endroit et heureusement, car nous n’étions que trois pélerins heureux de s’asseoir sur les chaises en tissu, ne nous manquaient que les tonsures.

Mais la consigne de Bernard qui nous entraînait vers les petits bals perdus de notre jeunesse nous mit du baume au cœur et de la démangeaison dans les jambes. Quelques unes se souvenaient des danses de l’époque, valses, tango, pasodobles, mambo, une autre se rappelait des chansons : « Ma – a – a – Vie » Alain Barrière – « C’est Extra » Léo Ferré – « Vous permettez Monsieur » Adamo...

Je ne vous obligerai pas à deviner qui trouva quoi, vous n’aviez qu’à être là, pour une fois que nous avions des petits chocolats...

 

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NOIR C'EST NOIR

9 Décembre 2022 , Rédigé par JEAN - MARIE Publié dans #Vie d'Atelier

L’air froid et chargé de ténèbres s’est engouffré dans la pièce sombre quand j’ai ouvert la porte. Je suis entré et l’ai refermée sur ce matin de Novembre mélancolique où je reviens au bord de l’étang qui a vu naître mon premier amour. Dans la maisonnette familiale qui ne sert que quelques weekends par an, nous avions trouvé, Mathilde et moi le refuge idéal loin des regards inquisiteurs. Idéal et sûr puisque je pouvais, à la maison, surveiller son utilisation et disposer de la clé magique sans crainte d’être découverts.

Je savais ce matin que personne ne m’attendrait à notre lieu de rendez-vous. Plus jamais personne puisque Mathilde avait brutalement décidé de préférer ses études à nos retrouvailles. La nouvelle m’a tellement bouleversé que je n’ai pu trouver qu’un sommeil à éclipses et me voilà, tôt ce matin, venu chercher un peu de ce bonheur perdu. A la lumière de ma lampe, je traverse le salon pour m’asseoir sur le canapé jusque-là accueillant. Un rayon de lumière révèle furtivement le bouton séché de rose rouge qui éclairait nos sourires, ravivait notre tendresse lorsque, par jeu, nous nous en faisions réciproquement cadeau. Nous nous offrions avec sérieux le soliflore chipé dans le placard peu visité de ma mère. Sur le guéridon, extrait de la nuit, la bougie torsadée que nous allumions pour plus de discrétion et qui participait à l’ambiance feutrée de notre bonheur. Sa flamme vacillante se reflétait dans nos yeux pétillants environnés de noir.

         Le jour se lève et filtre à travers les volets. Le salon perd peu à peu sa sombre mélancolie. La vie réelle s’éveille. Les temps anciens disparaissent.

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EMPORTEES PAR LE VENT...

7 Décembre 2022 , Rédigé par RENEE Publié dans #Vie d'Atelier

  On l’appelle zéphyr, brise, courlis, bourrasque, bise, mistral, blizzard…Il murmure, souffle, siffle, gémit, hurle…

On l’accueille le soir sur la terrasse, en lisant des poèmes japonais… On le redoute quand il s’emporte et fait voler les rideaux, la poussière et les pétales du cerisier. On l’observe derrière les  fenêtres fermées, alors qu’il s’acharne à secouer le vieux chêne dont il a déjà arraché une branche morte l’an dernier en novembre. On l’aime quand il caresse le voile qui recouvre le landau placé sous la tonnelle en fin de matinée. On le menace en crochetant les volets, en claquant la lourde porte que l’on ferme pourtant rarement, en le maudissant et l’injuriant, sale vent. On se demande comment il a pu transporter la terre rouge du Sahara déposée au matin sur nos toits et nos voitures. On voudrait le suivre quand il emporte vers le sud les oiseaux migrateurs qui savent prendre les voies qu’il dessine pour eux seuls. On l’écoute dans la forêt, et aussi dans les poèmes ; il a la voix de Moïse et celle de Lao She, de Charles Vigneault et de Georges Brassens, des comptines d’enfant et des chansons fredonnées par Lydia ; il a l’odeur des sapins, des tourbières, des blés mûrs, des narcisses, des figues ouvertes et des grenades éclatées, et aussi du purin, des betteraves sucrières, de la vase.

 

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DANS LE VENT

6 Décembre 2022 , Rédigé par FREDERIQUE Publié dans #Vie d'Atelier

  Amis de la poésie, bonsoir.

J'aurais aimé vous écrire le vent dans les branches de sassafras comme René De Obaldia, dessiner les passagers du vent comme François Bourgeon ou chanter va où le vent te mène d'Angelo Branduardi. Tant pis, restons humble.

J'aime le vent, celui des bourrasques qui font claquer les volets derrière lesquels nous nous abritons. Celui qui gonfle les voiles des bateaux lors des régates ou de simples sorties en mer. Celui qui repousse les nuages pour éclaircir le ciel. J'aime le vent gentil qui met du mouvement dans les cheveux, le fripon qui soulève les jupons, le frais qui rend la chaleur supportable, le chaud qui rappelle les îles, la petite bise qui vous ravigote J'aime moins les vents fous des cyclones et des tornades qui balayent tout sur leur passage ou ces vents glacés des steppes russes qui gèlent les hommes et les bêtes.

Que dire du prix du faux vent créé par les éoliennes sous prétexte de produire de l'électricité ? J'avoue, je me suis laissée séduire il y a quelques années... Mais demandons aux agriculteurs ce qu'ils en pensent. J'aimerais demander leur avis aux animaux mais ils ne sont guère causants. Ils auraient pourtant bien des choses à nous dire.

Allez, du vent les mauvaises ondes !
« Dès que le vent soufflera, je m'en allerons, de requin... »

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VENT D'AUTAN

5 Décembre 2022 , Rédigé par NATHALIE Publié dans #Vie d'Atelier

  C’était un jour de grand vent. Le vent mauvais. Celui qui rend fou… On était au troisième jour. Jean se demandait si ça finirait aujourd’hui ou si on en aurait  pour trois jours supplémentaires… Il y avait bien eu une accalmie ce matin, mais depuis 15 heures, c’était reparti de plus belle. Les rafales devait bien atteindre les 100 km/h, et lui, Jean, était bien embêté car il devait absolument monter au refuge.

Une brebis s’était perdue hier en descendant du pâturage. Antoine le berger, l’avait bien retrouvée. Après avoir ramené le troupeau en sécurité, il était remonté. Elle l’avait bien fait courir tout effrayée qu’elle était d’avoir perdu les siens. Mais elle était jeune, et il avait fini par l’attraper. La bête s’était immobilisée sur un rocher et bêlait tout son saoul au secours… Elle était épuisée. Peur et fatigue avaient eu raison de sa course. Il put l’approcher facilement, et la chargea sur son dos. Il entreprit de redescendre vers le village, mais un sursaut de l’animal l’avait déstabilisé, il avait roulé sur une pierre et avait fait une mauvaise chute.

Le vent avait repris avec force.

Il s’était fait mal, très mal même. Il boitait et pensait même avoir une plaie. Pas très profonde mais il avait l’impression de saigner… La peur et la chute l’avaient rendu faible. Il n’avait pas lâché la bête, qui du coup s’était tue. Mais il n’était même pas sûr d’atteindre le refuge…

Après un temps qui lui avait semblé infini, il avait fini par y arriver. Et de là, il avait pu appeler Jean pour lui demander du secours.

Mais voilà. Le vent ne faisait qu’amplifier. Jean pourrait-il monter ? Rien de moins sûr…

Jean était vraiment inquiet.

Pas question de faire appel à l’hélicoptère. Les engins motorisés ne passerait pas non plus. Ne restait que ses pieds, et ceux des volontaires, car il ne pourrait pas ramener Antoine tout seul. Il passa quelques coup de fil, et bientôt la montée s’organisa, chacun bien équipé, sans oublier un brancard.

Le vent joua avec eux. Tirant rafale sur rafale. Ce fut difficile. Mais ils n’avaient pas le choix. Ça leur prit plus du double du temps habituel. Mais ils avaient réussi, pas peu fiers d’eux.

Et croyez-moi si vous voulez, à peine furent-ils  devant la porte, que le vent cessa d’un coup !

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MOI, LE POINCONNEUR

4 Décembre 2022 , Rédigé par LYDIA Publié dans #Vie d'Atelier

  

  « Je suis le poinçonneur des Lilas ». Cette chanson de Serge Gainsbourg date-t-elle tant ?

En ces temps-là, les voyageurs  du métropolitain, avaient face à eux de vrais hommes, pas des machines, encore moins des robots aux allures d’humains ! Un timide bonjour, un joyeux sourire, un léger frôlement de main égayait le contrôleur, le rendait heureux pour toute sa journée. J’imagine que la nuit il continuait à exercer son métier, en rêve, avec des mouvements saccadés de la main. « Des p’tits trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous »,  ses doigts gigotaient, continuait à danser une folle sarabande.
 Il ne souffrait pourtant ni de crampe, ni de rhumatisme.

Si la poinçonneuse s’enrayait, en bon technicien, sans avoir eu besoin d’études longues et théoriques, il savait la réparer, changer son ressort défectueux, aiguiser ou même remplacer son poinçon !

Le poinçonneur voyait tant de monde défiler devant ses yeux. Mais souvent il revoyait les mêmes personnes, les reconnaissait, la jolie dame pimpante, le vieillard à la canne, le bureaucrate à chemise blanche et cravate noire, les enfants chamailleurs et leur nourrice vivant dans la crainte d’en perdre un dans la foule ? Ses recommandations, sans résultats : le poinçonneur les connaissait : « rentre ta chemise dans ton pantalon ! Ne mets pas ton doigt dans le nez ! Enfonce ton bonnet jusqu’aux oreilles ! Ne te perds pas ! Suis-moi bien !» Et le poinçonneur riait face à ces exigences de parfaite nounou.

 Que de courts instants de bonheur dans sa vie de poinçonneur ! Il savait son métier indispensable, irremplaçable ? Grâce à lui aucune fraude n’était possible Le p’tit trou aperçu signifiait que le ticket avait déjà servi. Mais quelquefois, il fermait les yeux et faisait semblant de ne pas voir le manège du resquilleur, du fraudeur qui tentait de cacher cette marque du déjà servi. Ainsi sa famille, ses amis devaient profiter allègrement de ses largesses et de sa bonté. Le soir , rassemblant ces confettis dans les poches de son tablier, il ramenait à la maison une ou deux poignées de ces petits bouts de papier qu’il avait recueillis pour apprendre à compter et amuser ses enfants.

Pourtant, chaque jour, il avait envie d’abandonner sa casquette de poinçonneur au vestiaire et sa poinçonneuse à la poubelle. Il voulait trouver le courage de se faire un p’tit trou dans la caboche et de disparaître dans un grand trou creusé par lui, à sa taille pour oublier son métier, sa vie à faire « des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous »

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NOVEMBRE...

3 Décembre 2022 , Rédigé par RENEE Publié dans #Vie d'Atelier

  L’air froid et chargé de ténèbres s’est engouffré dans le corridor quand j’ai ouvert la porte. Je suis entrée et l’ai refermée sur ce matin froid de novembre. Sans allumer, j’ai fait les quelques pas qui menaient au petit salon toujours ouvert. La lumière grise provenait des volets mal ajustés et tombait sur le carrelage que je devinais plus que je ne le voyais. Je cherchais à droite de la porte, rabattue contre le mur, l’interrupteur que je savais y être, quand je heurtai du pied le guéridon de ma grand-tante. Alors dans un rayon du jour pâle je découvris le bouton de rose rouge séché, dans la boule de verre transparent qui, habituellement, ornait la table de chevet de ma grand-mère. Il avait failli tomber. Pourquoi Anna, la gouvernante des deux vieilles dames, l’avait-elle changé de place ? Je refusai la lumière électrique, si rarement allumée dans ce que nous appelions depuis des générations le petit salon. J’allai vers la fenêtre, je l’ouvris et repoussai d’un geste brusque le volet droit. Une pâleur envahit la pièce. Sur le guéridon, à côté de la fleur rouge, étonnante en ces lieux, Anna – ce ne pouvait être qu’elle, ma grand-tante et sa sœur, ma grand-mère, ne quittaient plus leur chambre depuis le décès de ma mère- Anna avait déposé le livre de Proust « A la recherche du temps perdu », celui que j’avais offert à ma mère quelque temps avant le verre au bouton de rose. Que signifiait ce rapprochement ? Anna avait eu connaissance de ma venue, je l’avais avertie que j’arriverais au petit matin, qu’elle ne ferme pas à clé la porte du corridor et qu’elle ne prévienne pas les deux sœurs. Je voulais être l’objet et le témoin de leur joyeuse surprise. Mais que voulait me dire Anna en déplaçant ainsi deux objets immuables ? Car Anna valait bien la Céleste Albaret de Proust, comme le disait autrefois ma mère. Elle s’adressait ainsi à moi, sans paroles, et avec insistance. Mon regard fit le tour de la pièce ; au mur la tapisserie aux deux cerfs était toujours aussi laide ; les deux fauteuils Voltaire emplissaient inutilement l’espace ; on devait les contourner pour atteindre le bonheur du jour si joli et si discret dans un coin d’où les vieilles dames ne voulaient pas le sortir, sous prétexte que la seule et dernière utilisatrice était ma mère. Ainsi échappait-il à mon envie de me l’approprier. Et à ma curiosité, je ne connaissais pas son histoire.

 Et ce matin de novembre l’enveloppait d’un voile gris mystérieux.

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