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PREMIERES LIBERTES ECHOUEES

29 Mai 2021 , Rédigé par Renée Publié dans #Vie d'Atelier

J’ai maintes fois évoqué ma première escapade en tant que chauffeur de la voiture, prêtée par mon père à sa fille, nouvellement autorisée à conduire par les services préfectoraux. L’aventure faillit mal se terminer parce que je ne sus pas si je devais prendre à droite ou à gauche et que j’allai tout droit dans le mur en face de moi. Mon frère, qui n’avait pas encore le permis, tira le volant vers lui et mit la voiture dans une direction, à temps avant le choc !

J’ai déjà raconté ma première nuit de camping à Nice, toujours avec mon frère, complice de bien de mes « premières » fois ; notre tente était adossée à celle de jeunes Scandinaves pour maintenir les deux abris dans une relative stabilité sur un terrain mal adapté ; ils s’écroulèrent assez vite sur les occupants ! Nous retournâmes au bercail !

Je n’ai encore rien dit de mes premières libertés de jeune adolescente. La plus ancienne date de cette classe de 1ère M’ dans laquelle je m’initiai à la biologie avec une passion d’autant plus vive que le professeur – dont le nom était prédestiné, M. Terre – appréciait ma curiosité, et un peu moins mes petites sottises qu’il pardonnait cependant assez vite. Lors d’une sortie botanique sur le terrain, organisée pour les seuls internes, je commençai un herbier sous sa direction. En fin d’année scolaire, alors que nous avions disséqué, dessiné, analysé, fait un peu de génétique – encore non introduite dans l’enseignement secondaire mais audacieusement enseignée par lui – le professeur me conseilla de m’inscrire en terminale sciences expérimentales. Il me signala qu’il avait obtenu sa mutation et sa promotion pour le Centre de Menton (dont j’ai oublié le nom) , et qu’il était prêt à favoriser ma demande d’inscription dans cet établissement dès que j’aurais obtenu le bac. Pendant tout l’été et toute une année, je travaillai sans dire mot à quiconque de mon projet qui était celui-ci : une fois le bac en poche, je préviens les parents que je les quitte pour la Côte d’Azur, je demande l’aide financière et morale à mon professeur, je pars à Menton comme stagiaire dans le Centre et je deviens en quelques années, quelques mois peut-être, l’assistante du professeur ! J’ai oublié de signaler qu’il n’avait qu’une quinzaine d’années de plus que moi, était célibataire et séduisant, conseiller attentif et généreux. Le professeur me souhaita par écrit une bonne année scolaire, me demanda de le tenir au courant de mes résultats, ce que je fis à la fin des deux premiers trimestres de terminale. Et … je ne l’avertis pas de ma réussite au bac, oublieuse du projet ou tendue vers une autre aventure moins romanesque et plus réaliste.

On peut vivre un an d’une liberté rêvée !

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